La porterie
  • Vauclair. Perspective Nord-Sud avec les fondations de l'église Saint-Martin et les ruine de la porterie.
    Didier Tatin/CREA-PHOT pour le Conseil général de l'Aisne.

  • Plan de l'église Saint-Martin (XVIIIe siècle) qui fait apparaître un transept. En réalité, l'église n'en possède pas. Archives départementales de l'Aisne.

  • Fondation de l'église Saint-Martin dont l'édification remonte à la fin du XIVe siècle ou au début du XVe siècle.

Les fondations d'un petit édifice gothique - 20,25 mètres de long par 7,25 de large - ont été découvertes à quelques mètres de la porterie, lors des campagnes archéologiques de 1969 et 1970. Il s'agit de l'église paroissiale Saint-Martin dont l'existence est attestée par plusieurs sources écrites, notamment au XVIIIe siècle. Ses caractéristiques architecturales sont celles d'une construction de la fin du XIVe ou du début du XVe siècle dépourvue de transept. Située dans l'enclos abbatial mais à l'écart des lieux réguliers, cette église paroissiale a été animée par les moines de Vauclair jusqu'à la révolution.

La carte de Cassini du XVIIIe siècle mentionne une église saint Martin près de l'abbaye de Vauclair.

La carte de Cassini du XVIIIe siècle mentionne une église saint Martin près de l'abbaye de Vauclair.
Document fonds du père Courtois.

La charte de l'abbaye, en 1134, mentionne l'existence d'une église (altare en bas latin) au lieu-dit Court-Memblain, où s'établissent les moines. Lors de la fondation, la charge de ce lieu de culte est confiée aux cisterciens par l'évêque de Laon. Aucune trace de ce sanctuaire primitif n'a jamais été à ce jour relevée sur le site de Vauclair. Quant à l'hypothèse selon laquelle Saint-Martin aurait pu être élevée sur les bases de l'ancienne église de Court-Memblain, elle est démentie par le résultat des recherches archéologiques. Pour le père Courtois, cependant, c'est bien en vertu de l'obligation faite aux moines de desservir la paroisse du lieu où ils s'étaient établis, qu'une église Saint-Martin a été, par la suite, construite dans l'enceinte de l'abbaye. Et “l'altare“ de 1134 reste à découvrir.