Vauclair au XXIe siècle semble inséparable de son écrin boisé. Conifères au Nord, feuillus à l'Est, à l'Ouest et au Sud : les arbres sont partout. Ils encerclent les ruines de l'abbaye qui n'existent que par la clairière et se lisent dans le paysage comme un surgissement minéral au beau milieu d'un océan végétal.

Le domaine forestier qui entoure le site de Vauclair est géré par l'ONF

Le domaine forestier qui entoure le site de Vauclair est géré par l'ONF.
DB/CG02

 

Si le boisement de la vallée de l'Ailette et du rebord du plateau du Chemin des Dames a été largement dévasté par la Grande Guerre, les vues du début du XXe siècle montrent qu'autour du site abbatial, les champs et pâtures tenaient les arbres à bonne distance. C'est un fait : le domaine forestier de Vauclair a triplé après-guerre, passant de 316 hectares à 1050 hectares. Une grande partie des terrains labourés par les obus, déclarée zone rouge impropre à la culture, a été confiée à l'administration des Eaux et Forêts qui, après désobusage et enlèvement des réseaux de fil de fer, a entrepris dans l'entre-deux-guerres une vaste opération de boisement.

Vauclair août 2009. La forêt domaniale et les ruines forment aujourd'hui un couple inséparable

Vauclair août 2009. La forêt domaniale et les ruines forment aujourd'hui un couple inséparable.
DB/CG02.

Au Sud et Sud-Est de la clairière de Vauclair, on trouve aujourd'hui une zone de lisière. Au-delà ce sont des boisements de feuillus de 30 ans et plus. Au Nord du verger conservatoire, qui forme un espace de transition avec la forêt, s'étend un dégradé de conifères, les plus proches ont 15 ans, les plus éloignés 30 ans. Enfin, à l'Ouest de l'abbaye, l'étang dit des moines est environné de feuillus âgés de 20 ans au Sud et de 15 ans au Nord.

L'ensemble du massif constitue une forêt domaniale gérée par l'Office national des forêts (ONF).

Plan de l'abbaye


Retour au
plan de l'abbaye