En 1976, un jardin de plantes médicinales est recréé à l'abbaye de Vauclair par le père Courtois et le groupe “Sources“. Il est planté au sud-est de l'aile des moines, à proximité de l'emplacement présumé des anciennes infirmeries, dont les fondations ont été mises au jour lors de la campagne de fouilles archéologiques de 1974. Il s'agit d'un jardin en damier, à l'instar de celui qui a été reconstitué sur le site de l'abbaye d'Orval en Belgique.
Le jardin des plantes médicinales de Vauclair est composé en damier comme les premiers jardins monastiques.
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Chaque espèce dispose de sa case ou de son carré d'un mètre de côté. L'alternance, surface plantée-dalle de pierre qui donne la forme en échiquier assure aux plantes l'humidité et la chaleur dont elles ont besoin pour se développer. Cette disposition empruntée à la tradition présente également l'avantage d'être esthétique. Les promeneurs, qu'ils soient botanistes ou non, en apprécient le charme.
Bien plus que le jardin de « simples » d'une abbaye, celui de Vauclair a compté, à l'époque où le père Courtois demeurait sur place, jusqu'à 350 espèces (1), devenant une sorte de conservatoire de la flore régionale dont la diversité a pu pâtir des mutations de l'agriculture moderne. Les 200 noms rattachés à la liste des médicinales, dont une centaine pour leurs qualités avérées, voisinent alors, sans discrimination aucune, avec des plantes - dont certaines nous sont familières - qui constituent le patrimoine végétal du grand bassin parisien. Connu, reconnu, le jardin de Vauclair s'est même développé au-delà des limites du damier grâce notamment à des dons que les visiteurs faisaient au père Courtois.
La jardin des plantes médicinales de Vauclair a rassemblé jusqu'à 350 espèces.
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1. Chiffre cité par M.C. Colinon dans l'hebdomadaire Femmes d'Aujourd'hui daté 15/06/1982.