Le père René Courtois, qui dirigea le groupe “Sources“, recevant en 2003 dans sa baraque, faite de béton et de bois, à la lisière de la forêt et de la clairière de Vauclair. Photo FX Dessirier.

Le père René Courtois, qui dirigea le groupe “Sources“, recevant en 2003 dans sa baraque, faite de béton et de bois, à la lisière de la forêt et de la clairière de Vauclair. Photo FX Dessirier.

Pendant 22 ans, de 1966 à 1988, des étudiants en archéologie et histoire, issus à l'origine de l'université de Louvain, ont procédé à des campagnes de fouilles à Vauclair. Sous la direction du père jésuite belge, René Courtois, installé à demeure dans un bâtiment spartiate fait de béton et de bois implanté sous le couvert de la forêt, à l'Est de l'abbaye, plus de 1 500 heures annuelles ont ainsi été consacrées aux recherches dans le sol corrélées aux résultats de travaux sur les sources écrites. La collaboration entre les pères Dimier et Courtois a débuté en 1966. Formé à l'origine par François Bourgeois, un membre du Service national des fouilles de Belgique, le groupe de Louvain avait acquis une solide expérience de l'architecture médiévale cistercienne lors de fouilles approfondies menées à l'abbaye d'Orval. A partir du printemps 1966, les étudiants se sont retrouvés à Vauclair chaque année à Pâques et durant les vacances d'été. L'équipe a compté jusqu'à 200 étudiants belges puis européens. Camping sur place, participation de chacun aux frais de nourriture, mise en commun des connaissances acquises au travers des fouilles : au long de sa présence sur le site abbatial, le groupe “Sources“ a fonctionné selon un mode de vie communautaire. Dans l'idée de ses animateurs, au-delà des visées scientifiques, le séjour à Vauclair devait être l'occasion pour chacun d'un retour aux “sources“.